A redécouvrir

Redline

Too Fast, too furious

Sorti en 2009 par les studios Madhouse, l’anime redline connait un échec retentissant auprès du public japonais. Et pourtant en Europe, il atteint le statut d’oeuvre culte, magistrale, visionnaire, excessive mais d’une créativité folle. 10 ans plus tard l’engouement n’est pas tombé et le film figure toujours au panthéon de l’animation japonaise.
 
Redline c’est un scénario hyper simpliste. Tous les 5 ans une course de voitures réunit les pilotes les plus téméraires de la galaxie. Dans des paysages aussi somptueux que dangereux, tous les coups sont permis et les bolides surarmés rivalisent d’adresse et de traîtrise pour être qualifiés pour l’ultime épreuve, la redline. Une telle course attise les convoitises et des sommes folles sont pariées à chaque étape. Tous ces fous de volants s’engagent alors dans la dernière étape de cette compétition  démente qui doit se tenir sur une planète militaire  interdite tandis que dans les coulisses des groupes mafieux espèrent tirer de solides profits en manipulant les paris. Des considération dont se moque J.P jeune pilote tête brûlée bien décidée à remporter le trophée et d’en mettre plein la vue à une autre pilote Sonoshee dont il est en secret amoureux. 

Attention aux yeux. Redline c’est la rencontre entre F-Zéro, speedracer et cowboy bebop. Un mélange sur-vitaminé qui va dans tous les sens : films de courses, film de mafia, film de guerre, film de destruction à la Akira avec de la magie et des mécas. L’oeuvre est tout simplement jouissive assumant son postulat de base prétexte à une orgie de créativité visuelle. Un objectif : prendre son pied et le film réussit au de-là de nos plus folles espérances. 

En effet en 1h 40 il nous offre une intrigue bien ficelée qui réussit aussi bien son univers de course endiablée que celui des pilotes centrés sur JP. Les course d’abord, c’est juste une pur plaisir sonore et visuel. Les animateurs ont lâché la bride dans un style hommage à speed racer. Il n’y a que deux courses dans le film mais quel pied, quelle énergie entre les bolides ultra armés, les accélérations poussant les machines aux limites de la mécanique, les irruptions de forces armées bien décidées à stopper les concurrents. Des influences, il ya en a nombreuses parfaitement digérées pour créer un univers original.  Il y a ensuite les flashbacks intéressants sur le passé de JP qui offre des moments de respirations avant un final haletant. 

L’autre qualité de ce film c’est la direction artistique. L’univers baigne dans style rétro à mi-chemin en cowboy bebop et space dandy à la fois en décalage avec l’univers ultra moderne et hyper connecté à l’intrigue. Tout est très beau, coloré, lumineux, disco souvent. En plus de nous mettre en scène des courses dantesques, les réalisateurs nous offrent une univers très riche, passionnant, foisonnant de créatures, de mafias, d'êtres mystiques… 

Difficile de passer à côté de ce petit bijou de l’animation nippone, un vrai plaisir pour les yeux et les sens, un film culte qui n’a pas pris une ride.

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