Bienvenue dans le RÉSO
La Ville souterraine de Montréal,
officiellement nommée RÉSO (une stylisation de « réseau »), est
un vaste réseau piétonnier souterrain et intérieur au cœur de
Montréal, au Québec (Canada). Elle a été conçue pour répondre
aux conditions climatiques extrêmes de Montréal : hivers très
froids et étés chauds et humides. Ce réseau permet aux habitants
et visiteurs de se déplacer à l’abri des intempéries.
Historique
Le
projet débute en 1962 avec la construction de Place Ville-Marie, un
grand complexe de bureaux et commerces conçu par l’architecte I.M.
Pei. Ce complexe fut relié par des passages souterrains à la Gare
Centrale et à l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth, marquant ainsi
le point de départ du réseau. La volonté d’intégrer des
connexions souterraines s’est aussi accentuée avec l’arrivée du
métro de Montréal en 1966 et les préparatifs de l’Expo 67, qui
ont encouragé la création de couloirs piétons protégés sous le
centre-ville.
Aujourd’hui, le RÉSO s’étend sur environ
32 à 33 kilomètres de tunnels piétonniers et couvre près de 12
km² du centre-ville. Ce réseau multifonctionnel relie une multitude
d’espaces : centres commerciaux et boutiques, hôtels, bureaux et
immeubles résidentiels, vastes galeries marchandes, restaurants et
cinémas, salles de spectacles, musées et universités, stations du
métro et gares de trains de banlieue, centres de congrès et arènes
(comme le Bell Centre). Il compte plusieurs centaines de commerces,
des centaines de restaurants, des milliers de bureaux, ainsi que plus
d’une centaine d’accès extérieurs vers la rue. Chaque jour,
plus de 500 000 personnes utilisent le RÉSO pour se déplacer,
surtout en hiver, ce qui en fait une infrastructure essentielle pour
la vie quotidienne montréalaise.
Une planification tardive
Le réseau n’a pas été
conçu comme un tout unifié dès le départ : il s’est développé
progressivement, d’abord autour de Place Ville-Marie, puis par
extensions successives liées à la croissance du centre-ville. Dans
les années 1970 et 1980, d’autres complexes majeurs (comme le
Complexe Desjardins) ont été ajoutés, élargissant encore le
réseau.
Entre 1984 et 1992, il passa de ~12 km à plus de 20 km au
fur et à mesure que de nouveaux centres commerciaux et immeubles s’y
sont rattachés. Dans les années 1990 et 2000, de nouveaux grands
immeubles et le quartier international ont consolidé et connecté
encore davantage les passages souterrains. En 2004, le réseau fut
rebaptisé officiellement RÉSO avec des cartes et signalétiques
adaptées pour faciliter l’orientation des usagers.
Aujourd’hui,
le RÉSO n’est pas seulement un système de commerce et de
circulation piétonne : il est une partie intégrante du tissu urbain
montréalais. Il connecte des services essentiels, facilite le
travail et les déplacements, et est souvent considéré comme l’un
des plus grands réseaux souterrains piétonniers du monde.
Commentaires
Enregistrer un commentaire